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L’église romane de Léotoing

Historique :

Un prieuré roman :

Les plus anciennes mentions d’une église paroissiale dédiée à saint Vincent datent des années 1060. Elles concernent des donations faites à l’abbaye de Sauxillanges par Anthoine de « Lauton », et certains de ses parents. L’abbaye de Cluny, dont relève Sauxillanges y installe un prieuré à une date indéterminée. Son existence est attestée jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. L’église est construite dans la tradition romane de la fin du XIIème siècle et du début du XIIIème siècle. A l’origine, elle comprend une nef de trois travées voûtées en berceau, complétée vers l’est par un transept peu saillant dont la croisée est couverte d’une coupole sur trompes. Sur ce transept ouvrait une abside flanquée sans doute de deux absidioles dont il ne subsiste que celle située au sud.

Des remaniements gothiques :

Au cours du premier quart du XVème siècle, le transept, l’absidiole nord ainsi que l’abside principale sont abattus. Ils sont remplacés par une abside rectangulaire et par un chœur voûtés sur croisée d’ogives. Les clefs de voûtes sont sculptées aux armes de la famille de Balsac dont l’un des membres était alors titulaire de la charge priorale. Sur le flanc nord de l’église fut aménagée une vaste chapelle à caractère seigneurial voûtée sur croisée d’ogives. La clef est aux armes écartelées des Dauphin d’Auvergne et des Sancerre, familles dont est issu Béraud III dit « le jeune », dernier représentant de la famille des Dauphin.

Les témoins spirituels :

On accède à l’église par un porche autrefois protégé par un auvent. Le couronnement du mur méridional porte une corniche à modillons sculptés, dont deux paraissent d’origine. Dans la nef, les chapiteaux de facture archaïque reproduisent des thèmes iconographiques répandus en Brivadois (sirène bifide, aigle, lions affrontés, etc). Sur le mur oriental du bras sud du transept, les restes d’une peinture murale du XVème siècle figurent une Déposition de Croix. La belle qualité d’exécution de la scène est associée à la présence du donateur qui pourrait être un prieur de la riche famille des Balsac. Dans l’absidiole voisine, la figuration d’un Dieu de Majesté en Pantocrator est associée à une délicate scène de l’Annonciation qui peut être datée de la seconde moitié du XIVème siècle. Il est à remarquer que les carnations peintes en sel d’argent ont viré au noir.

Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques